Nous sommes pour la diversité des genres musicaux et hostiles à l’uniformisation par le rythme binaire omniprésent et ravageur qui ne tolère plus de concurrent.
Nous défendons la chanson traditionnelle française, sans sectarisme car nous utilisons tous les idiomes de la pop musique : folk, valse, blues, rock, etc.
Dans les rangs nationalistes français, la moyenne d’âge est élevée, d’après ce que nous constatons lors des réunions patriotiques. Or, les « vieux » ont eu l’oreille éduquée, ce qui n’est pas le cas des jeunes nés après les années quatre-vingt où disparait la mélodie, l’air, la prosodie et l’instrumentation classique.
Des trentenaires et des quarantenaires, fans des Brigandes, nous remercient de rééduquer leur oreille par notre musique, alors que pour d’autres jeunes, les préhistoriques Brassens ou Trenet sont inaudibles car ils n’ont entendu que ce que le système les a contraint d’entendre à travers la culture américaine dominante : films, pubs, jingles d’émissions, radios, télés, etc, partout où s’affirme le beat omniprésent qui est censé exciter et dynamiser. Pour consommer et faire tourner la roue du système…
On se demande ce que signifie pour ces jeunes la défense de la patrie quand ils renient avec arrogance notre passé culturel, qu’ils le méprisent comme étant ringard, pour vanter le « son métal » hard rock ou le rap apatride ?
Si c’est leur droit, ce n’est pas vraiment leur choix car c’est un conditionnement.
Nous conseillons aux jeunes de rééduquer leur oreille par l’écoute de musique traditionnelle et classique autant que par la chanson « intelligente » et les sonorités apaisantes de « vrais instruments » où l’esprit trouve l’espace et le temps de penser. Il ne faut pas mélanger la chanson et l’idéologie. Les Brigandes font d’abord de la chanson populaire pour tous, si bien que les enfants reprennent nos airs. Est-ce que les adeptes du « son lourd » ou du rap pensent à l’âme des enfants ?
Dans notre groupe, les enfants apprennent à jouer de la musique et chantent les vieux airs de la France car c’est d’abord ainsi qu’on produit des français éveillés. Sans le respect et l’amour du passé, le patriotisme est une attitude virtuelle en réaction à la conjoncture sociale. Il faut former les enfants en les protégeant de l’abrutissement général dont le son est la cause majeure car on reste accroché à ce qu’on a entendu dans l’enfance et l’adolescence. Et qu’entend-t-on partout ?
Les Brigandes sont un groupe musical « réactionnaire », et c’est notre honneur. Nous avons une stratégie qui fonctionne, et si en dépit de l’omerta qui nous frappe, certains de nos titres dépassent le million de vues, qui dit mieux ?
En quatre ans, sept albums et une centaine de chansons plus tard – dont des tubes qui pourraient toucher un public plus vaste – nous vous invitons à nous découvrir en achetant nos disques sans vous contenter de cliquer sur les vidéos tolérées dans la prison YouTube – en dépit d’une censure permanente – car nous sommes conscients que YouTube est un hébergement dont on nous mettra à la porte tôt ou tard.
Il faut donc revenir aux enregistrements audio. C’est un acte patriotique contre le mondialisme et l’existence virtuelle qui nous est imposée.
Ceci étant dit, nous recevrons les conseils positifs de ceux qui admettent le bien fondé de notre démarche et nos raisons stratégiques « contre le temps ».

Les Brigandes