Lettre de Joël LABRUYÈRE à Serge BLISKO, président de la MIVILUDES
(Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires)

 

Monsieur,

Vous avez, à plusieurs reprises, dépassé les bornes de votre mandat d’agent de l’état, abandonnant votre devoir de réserve en répandant des calomnies sur mon compte dans les médias.
Votre méthode perverse consiste à utiliser le conditionnel pour lancer des accusations qui proviendraient « d’ex-adeptes » d’une « communauté et d’un gourou » que vous chargez des pires turpitudes sans rien en connaître de première main.
Vos allégations sont-elles basées sur une enquête régulière ou de faits avérés ? (On connait la ritournelle du lobby antisecte qui se plaint – pour justifier ses bavures – de ne pas avoir assez de moyens !) Vous pourriez déclencher une enquête de gendarmerie ou autre chose, mais vous savez très bien que les accusations absurdes de vos faux témoins tomberaient à l’eau…

Vous vous fondez sur les racontars exclusifs d’une personne en particulier, malade des nerfs au demeurant (sous traitement depuis des années), et qui est engagée dans un processus de vengeance passionnelle. Cette personne qui a l’habitude d’accuser et de se rétracter ensuite, ne peut en aucun cas servir de témoin fiable. Or, sans aucune prudence, et en faisant preuve d’un parti-pris qui m’est hostile, vous sortez du cadre de l’investigation pour vous faire l’écho de calomnies dénuées de fondement. Vous commérez allégrement car c’est plus facile que de vérifier les choses avec sérieux.

Si vous assumiez votre rôle, une enquête élémentaire vous interdirait de parler « d’accaparement d’argent » (sic) dans le cadre d’une société civile immobilière légale où les actionnaires sont propriétaires de leurs parts sociales.
Vous éviteriez de parler « d’emprise mentale » (sic) au sujet d’écrits et d’idées que chacun est libre d’accepter ou de nier.
Vous n’auriez jamais évoqué une « promiscuité sexuelle » (sic) au sujet de couples mariés avec enfants, sur la seule affirmation délirante d’une femme éconduite, amoureuse déçue.
Vous ne parleriez pas de « fonctionnement en circuit fermé » (sic) pour un collectif d’artistes agissant publiquement, en parfaite transparence économique et administrative, produisant des disques, se manifestant en concert et qui sont suivis par des centaines de milliers d’admirateurs.
Quant au « mélange de séduction et d’humiliation » (sic), vous devez en apporter les preuves, car si « séduire » par des chansons ou des idées est un délit, doit-on considérer qu’écarter une personne détraquée serait de « l’humiliation avec de l’habilité à repérer des vulnérabilités particulières » (sic) ? Si vous croyez dans ces sottises, la liberté de réunion est en péril.

Lorsque vous m’accusez à titre personnel d’avoir créé « plusieurs sectes sous des pseudos », vous mentez car ni le Nouvel Ordre Mondial, ni l’Île Blanche ne sont des organisations sectaires, la première n’existant pas tandis que l’autre est une maison d’édition disparue.
Enfin, au sujet de « théories proto-nazies » (terminologie qui devrait mettre Platon en cause), vous confondez avec mauvaise foi les écrits de Rudolf Steiner – d’un ordre spirituel et ésotérique – avec l’idéologie politique nazie.
Ici, vous êtes dans la propagande partisane, à couvert « sous la Voûte Etoilée de la Maçonnerie » sans doute.
Je vous mets au défi d’apporter les preuves de vos calomnies répandues publiquement, en contradiction absolue avec la déontologie de votre fonction, d’abord en tant qu’agent de l’état, autant que par votre titre de médecin. (Si pouvez accéder au dossier médical de la « victime » que vous citez, vous seriez édifié sur l’avis de psychiatres à son égard… c’est votre job, non ?)
L’usage que vous faites du conditionnel est une ruse journalistique pour vendre du scoop.
C’est une pratique médiatique honteuse mais encore plus scandaleuse à cause de votre fonction de responsable d’un service d’information pour le bien public.

Vous ne pouvez continuer à déblatérer sans recul sur mon compte et celui de mes amis, au sujet de supposées « dérives sectaires » sans relation avec des faits délictueux et illégaux.
Je vous accuse de mensonges et de propagande pouvant nuire à des familles en favorisant de la discrimination à l’école. Car la soi-disante « secte » est en règle à tous points de vue !
Tout cela vous conduit nulle part. Vous chargez le bateau, et ce n’est plus de la prévention, mais de la politique partisane dans le style des procès staliniens.
Pour ma part, je sais par expérience que vous êtes intouchable et qu’un recourt en justice serait vain. Attaquez-moi franchement en apportant les preuves de mes « exactions » devant la justice.
J’ai des ennemis pouvant vous appuyer, des « victimes » comme on dit. Avoir des ennemis, c’est le signe qu’on existe, et il n’est pas interdit d’en avoir. Vous n’en avez jamais eu ?
Une chose demeure étrange: par votre formation, vous êtes supposé disposer d’un esprit de logique et de discernement. Qu’est-ce donc qui vous a convaincu de relayer publiquement ce qui, jusqu’à preuve du contraire, est un salmigondis d’allégations calomnieuses ?
Est-ce le besoin de gonfler vos maigres dossiers sur les charlatans thérapeutes et autres adorateurs du persil et de l’oignon ?
En tout cas, en ce qui me concerne, vrai ou faux gourou, je vous prie de me foutre la paix car même si j’en suis un à vos yeux, cela n’est pas interdit par la loi, et je demeure libre d’être qui je suis face aux prétendues victimes qui auraient lu mes sulfureux écrits.

 

Joël LaBruyère