Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

 

Récemment, quelqu’un a rappelé à notre esprit ce très intéressant ouvrage en anglais que nous vous conseillons :
Aleksander Maryks – The Jesuit Order as a Synagogue of Jews (BRILL, 2009)

Voir le recensement de ce livre sur ce blog anglophone :
Part One : https://www.theoccidentalobserver.net/2017/12/26/review-the-jesuit-order-as-a-synagogue-of-jews-part-one/
Part Two : http://www.theoccidentalobserver.net/2017/12/27/review-the-jesuit-order-as-a-synagogue-of-jews-part-two/

Comme nous l’avions précisé dans notre brochure et dans notre émission, la Compagnie de Jésus a pour particularité d’avoir été fondée par une majorité de Juifs « convertis », ce qui lui donna une spécificité par rapport aux autres ordres catholiques : elle est le fruit d’une union spirituelle entre judaïsme et catholicisme.
Ignace de Loyola affirmait « J’aurais voulu être du même sang que notre Seigneur » (« être né juif ») et il privilégia les judéo-convers dans son Ordre car, selon lui, leurs origines juives leur donnaient une plus grande ouverture d’esprit et une capacité à partir facilement en mission sur n’importe quelle face du globe, en pénétrant aisément les cultures autochtones.

Ce philosémitisme d’Ignace de Loyola s’est démontré à travers de nombreux faits, dont nous ne relevons qu’une petite partie ici :

Ignace de Loyola forme le noyau central de la future « Compagnie de Jésus » en 1534 à Montmartre, à Paris, avec 6 autres partenaires. Sur ces 6 partenaires, 4 sont d’origine juive. Un de ces judéo-convers, Jacques Lainez, deviendra le secrétaire personnel d’Ignace de Loyola et… son successeur à la tête de la Compagnie de Jésus, en 1558 !

Lors du Concile de Trente (1545), qui s’opposait à la Réforme luthérienne, les deux théologiens pontificaux choisis parmi les 7 premiers jésuites furent Jacques Lainez et un autre judéo-convers, Alfonso Salmeron. Ceux qui connaissent l’histoire du catholicisme connaissent le rôle éminemment important joué par le jésuite Lainez lors de ce Concile.

Ignace de Loyola et ses compagnons favorisèrent les judéo-convers de telle sorte que les jésuites les plus éminents, qui posèrent les bases spirituelles et organisationnelles de la Compagnie de Jésus, étaient en grande majorité de lignage juif :

– Francisco Toledo (1534-1596), reconnu comme l’un des meilleurs théologiens dans les années 1560. Il fut le premier jésuite à devenir cardinal.

– Manuel da Sa (1528-1596), qui conseillera Ignace de Loyola sur les Constitutions de la Compagnie. Son manuel pour les confesseurs sera édité plus de 80 fois dans des langues différentes.

– Luis de Almeida, médecin et riche marchand qui partit pour les Indes en 1546 et entra dans la Compagnie, au Japon, en 1556. Il fut l’un des pionniers de la mission japonaise, convertit plusieurs seigneurs du Japon et développa des commerces en Asie pour enrichir la Compagnie.

– Juan de Mariana (1536-1624), considéré comme l’un des plus grands penseurs du Siècle d’Or espagnol ! Outre des écrits sur l’Histoire ou sur la monnaie, il publia aussi De rege et regis institutione (Du roi et de l’institution royale), dans lequel il légitime le régicide. Il qualifiera d’ailleurs le meurtre du roi de France Henri III d’« exploit miraculeux ».

– Luis de Santander, qui entra en 1554 dans la Compagnie. Il fut surtout actif à Ségovie et fut le confesseur de Sainte Thérèse d’Avila.

– Francisco Suàrez (1548-1617), qui est considéré comme l’un des plus grands théologiens du premier siècle de la Compagnie. On le dit le « plus grand scolasticien après Thomas d’Aquin ». Il fut l’un des professeurs du Pape Grégoire XIII et est aussi l’un des pères du droit international !

– Antonio Possevino, qui entra en 1559 dans la Compagnie. Il fut missionnaire en Italie, en France et en Pologne. Il fut ambassadeur auprès du roi de Suède et auprès du tsar de Russie, et il fut secrétaire de la Compagnie (1573-1577). Il écrivit près de 40 ouvrages.

– Etc. et etc.

(Une liste plus complète est fournie dans notre brochure sur le sujet : https://lesbrigandes.com/brochures/ )

L’historien R.A. Maryks dans The Jesuit Order as a Synagogue of Jews, dont nous conseillons la lecture pour comprendre l’ampleur du phénomène, explique ainsi :

« La minorité des jésuites d’origine juive (…) façonna l’histoire de la première Compagnie de Jésus. Ils occupèrent les plus hautes fonctions administratives, définirent le développement institutionnel de la Compagnie et sa spiritualité, modifièrent l’historiographie d’Ignace de Loyola en lui attribuant un caractère résolument antiprotestant. Ils fournirent des missionnaires linguistiquement doués, en Asie et dans les Amériques et furent les représentants les plus autorisés de la Compagnie au Concile de Trente. Ils contribuèrent de façon significative à la transformation de la Compagnie comme premier ordre enseignant catholique et au choix de la culture gréco-latine comme centre du curriculum des collèges jésuites (…). Ils développèrent une nouvelle discipline en théologie morale et fournirent les cadres de la pénitencerie papale de la basilique Saint-Pierre de Rome. Comme le dit le jésuite Garcia Giron de Alarcon : "Par leur sainteté et leur science, ils rendirent la Compagnie célèbre." »

Il affirme dans un autre article sur le sujet :

« On peut donc argumenter que la vie intellectuelle et religieuse des premiers jésuites était dominée par les hommes d’origine judéo-converse. »

Le jésuite judéo-convers Possevino affirmait d’ailleurs que les Juifs sont une élite naturelle et morale, disant que « en termes de vertu et de dévouement, les convers représentent une élite au sein de la Société de Jésus. »

On comprend dès lors la particularité de la Compagnie de Jésus, agent qui, au sein du catholicisme, amène le monothéisme judaïque à son accomplissement final : une religion unique dépassant le catholicisme lui-même (d’où la politique syncrétiste des jésuites), et qui doit s’accomplir dans un monde unique à l’image d’un Dieu lui aussi unique ! Les jésuites amènent le catholicisme romain à sa finalité mondialiste, allant même jusqu’à l’accorder aux autres religions afin d’établir un consensus religieux international. Ne retrouve-t-on pas là le rêve du monothéisme juif pour le monde ? Et ce projet ne correspond-il pas au « règne de l’Antéchrist » décrit par les apôtres Jean et Paul ?

La Compagnie de Jésus est l’héritière indéniable d’un esprit sémitique qu’Ignace de Loyola a ravivé dans le catholicisme romain. Au XVIe siècle, les Juifs « convertis » prirent d’ailleurs une telle importance dans l’ordre jésuite naissant que la hiérarchie catholique s’en affola et que les judéo-convers devinrent les cibles d’une surveillance accrue. Ainsi, à la fin du XVIe siècle, sous le 5e Supérieur Général de la Compagnie, Claudio Acquaviva, un décret fut voté pour interdire aux catholiques de lignage judéo-convers d’entrer dans la Compagnie. Débarrassée d’une caractéristique qui attirait la méfiance à son égard, la Compagnie de Jésus allait pouvoir prendre pleinement son rôle de fleur du catholicisme. Mais ses germes avaient été plantés : elle était née d’une impulsion « catholico-judaïque » et restera toujours marquée par cette particularité au cours de son histoire. Ignace de Loyola avait fondé son Ordre sur un accord « judéo-catholique », et aucun jésuite ne peut remettre en question son maître !

D’ailleurs, on retrouvera toujours les jésuites acoquinés aux réseaux d’Israël. Le Père jésuite Matteo Ricci, parti en mission en Chine (entre 1583 et 1610), bénéficiera de l’aide de communautés juives installées dans ce pays depuis plusieurs siècles. Le jésuite Antonio Vieira (1608-1697) s’alliera au rabbin hollandais Menasseh ben Israel pour aider la révolution anglaise de Cromwell, qui permit ensuite aux Juifs de revenir en Angleterre d’où ils avaient été précédemment bannis. Les germes avaient été plantés, il n’y a pas de hasard : une châtaigne ne donne pas un chêne et un gland ne donne pas un châtaignier !

Aujourd’hui, presque cinq siècles après la création de la Compagnie de Jésus, les fruits rendent l’arbre toujours plus reconnaissable : les jésuites sont à la pointe de la déchristianisation du catholicisme pour en faire un élément parmi d’autres au sein d’une nouvelle religion humaniste mondiale. Voir à ce sujet notre dernier article sur le nouveau Supérieur Général des jésuites.

La question que nous aimerions maintenant poser est : pourquoi l’obsédé antisémite de Rivarol ne s’en prend t-il jamais à la Compagnie de Jésus ? Pourquoi n’aborde-t-il jamais ce sujet ? Les catholiques dans son genre se mettraient-ils de grandes et larges œillères pour éviter de devenir schizophrènes ?

En tout cas, dès que les Brigandes ont égratigné les Jésuites dans Le Rat Jèze, la riposte est venue par Rivarol que l’on peut donc considérer comme un organe crypto-jésuite, et Jérôme Bourbon comme un agent (conscient ou inconscient) de la Compagnie de Jésus. La finalité : diviser la droite nationale.

 

À ceux qui ne peuvent lire l’œuvre en anglais de R. A. Maryks, nous conseillons le livre en français du Père jésuite Marc Rastoin « Du même sang que notre Seigneur », qui vante les origines juives de son Ordre.