Arturo Sosa Abascal, Général de la Compagnie de Jésus depuis octobre 2016.
Un marxiste qui travaille à déchristianiser le catholicisme.

 

Depuis octobre 2016, la Compagnie de Jésus est dirigée par un nouveau Supérieur Général : le Père Arturo Sosa Abascal. Le Général des jésuites est élu à vie, bien que le dernier, Adolfo Nicolas, ait démissionné en octobre 2016 pour laisser la place à l’actuel.

Arturo Sosa Abascal est vénézuélien et un ami proche du jésuite argentin Bergoglio qui trône sur le Saint-Siège. C’est le premier Général de la Compagnie de Jésus non-européen, de la même manière que le Pape François est le premier Pape non-européen depuis le VIIe siècle, ce qui témoigne du nouveau virage pris par l’Église catholique pour le troisième millénaire qui commence : celui de la world culture et d’un Christianisme qui va progressivement renier son esprit européen.

On sait que les jésuites, principalement depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, sont à la pointe du « progrès social et humaniste » au sein de l’Église. En d’autres termes, ils sont le fer de lance de la révolution marxiste au sein du catholicisme. Cela est d’autant plus valable pour les jésuites sud-américains, qui théorisèrent dans la seconde moitié du XXe siècle la Théologie de la Libération, théologie « catholico-marxiste » qui conférait une dimension mystique aux luttes socialistes en Amérique latine. Le fait qu’aujourd’hui un jésuite sud-américain soit « Pape blanc » (le Pape officiel) et un autre jésuite sud-américain « Pape noir » (nom donné au Supérieur Général de la Compagnie de Jésus) indique que la mutation du catholicisme passe à une vitesse supérieure.

Si Bergoglio exprime sans retenue son soutien à l’immigration, sa politique humaniste et ses velléités œcuménistes, le Supérieur Général Abascal va encore plus loin, nous confirmant que le Pape ne fait qu’appliquer la politique de l’ordre jésuite, duquel il émane.
En réalité, Arturo Sosa Abascal ne fait que poursuivre la politique de ses prédécesseurs, qui favorisaient déjà un catholicisme accordé au mondialisme rouge.
Cette fois clairement marxiste, le Général jésuite affirme que l’Église doit « comprendre l’existence des Chrétiens qui se qualifient à la fois Marxistes et qui s’engagent dans la transformation de la société capitaliste en une société socialiste ». Il prône la « médiation marxiste de la Foi Chrétienne » et s’était déjà fait remarquer en soutenant publiquement Fidel Castro.
Bien évidemment, il se fait le promoteur haut et fort de l’immigration. « L’Europe a besoin des migrants », déclare-t-il.
Autre noble cause pour prouver sa modernité : il s’engage pour les causes féministes et la défense des « minorités sexuelles ». « Une chose est la pensée publique et officielle, et autre chose ce qui se passe dans la communauté. Une chose est mon homosexualité, une autre mon compagnon homosexuel, qui fait partie de ma famille, de mon environnement. Dans la vie religieuse il y a des homosexuels et ils ne sont pas persécutés, ils font partie de la communauté. Le sacrement du mariage, c’est un autre sujet. Une chose est reconnaître le statut civil pour qu’il n’y ait pas de discrimination, et une autre est l’aspect théologique. »

À chaque nouveau Supérieur Général de la Compagnie de Jésus, c’est une étape de plus qui est franchie dans la mutation du catholicisme en une religion humaniste et syncrétiste, dans laquelle le principe même de Christ doit disparaître pour laisser place à l’homme et à toutes ses tendances égocentriques et matérialistes.

Le nouveau Pape Noir Abascal ne se contente pas de répéter les poncifs du politiquement correct, mais va même jusqu’à saper les fondements du Christianisme ! En effet, il déclarait dans un entretien du 18 février 2017 : « Vous devez commencer par réfléchir sur ce que Jésus a exactement dit. À cette époque, personne n’avait un magnétophone pour enregistrer les paroles. » C’est probablement la première fois qu’on entendait cela dans le monde catholique ! Les Évangiles jetés à la poubelle en une seule phrase… Après une telle déclaration, tout est possible, et Abascal affirmait ainsi dans un entretien du 31 mai 2017 au quotidien El Mundo que le Diable n’existe pas, mais n’est « qu’une figure symbolique pour exprimer le mal ».

On retrouve là la pure doctrine jésuite qui place le principe du Mal dans le domaine de la subjectivité, et qui affirme que, puisque tout est compris dans le plan de Dieu, tout peut alors être autorisé d’un point de vue moral. N’en déplaise aux catholiques traditionnalistes, cette doctrine jésuitique ne date pas de Vatican II, mais d’il y a plusieurs siècles.

« Il est légal d’avoir recours à la science acquise avec l’aide du Diable, car le savoir est bon et le péché par lequel il a été acquis est consommé », affirmait au XVIIè siècle le jésuite Antonio Escobar (Theologiae Moralis, 1644).
« L’énoncé le plus exact est que toutes les choses inanimées et irrationnelles peuvent être légitimement vénérées », disait le jésuite Gabriel Vasquez (De Cultu, 1594), remettant ainsi en cause le Christianisme lui-même.
Des jésuites du XVIIe siècle comme Luis de Molina ou Antonio Escobar affirmaient d’ailleurs que, le Christ s’étant sacrifié pour la Terre, les hommes pouvaient être dispensés d’aimer Dieu pour être sauvé ! Ainsi, tout et son contraire peut être commis en toute impunité, on peut déformer les Évangiles, oublier le Diable et mêler le Christ à l’idolâtrie de la matière : Dieu nous a déjà sauvés !

La Sœur Cusack a écrit dans Le Pape noir (1896) :
« Les jésuites offrent au monde en général un système théologique selon lequel n’importe quelle loi, divine ou humaine, peut être enfreinte en toute impunité. C’est une effroyable religion ; une religion que les honnêtes gens doivent abhorrer. »

Bref, aux septiques qui douteraient que la Compagnie de Jésus est une entreprise satanique depuis le départ, nous conseillons :
Notre émission sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=YZUY7fFudDk
Notre brochure : https://lesbrigandes.com/brochures/
Si la Compagnie de Jésus a été à l’avant-garde du modernisme, elle a aussi longtemps été une force réactionnaire opposée à la modernité, l’Ordre ayant prit l’habitude de jouer sur tous les tableaux : diviser pour régner. (Ce double jeu est expliqué dans notre émission.)

On reconnaît l’arbre à ses fruits : ce n’est pas un hasard si la Compagnie de Jésus a été à la pointe de la déchristianisation du catholicisme, notamment lors du Concile de Vatican II. On se souvient par exemple du cardinal jésuite Augustin Bea qui, lors de Vatican II, affirmait qu’il fallait supprimer les « passages antisémites » des Évangiles ! En effet, si le Christ n’avait pas de magnétophone, on ne peut être sûr de rien.

Les catholiques sont leurrés par les nombreux prêtres jésuites « d’en bas », dont la ferveur religieuse est souvent forte et sincère – rappelons que la Compagnie de Jésus est l’ordre catholique le plus élitiste.
Mais la question qu’ils devraient se poser est à quoi sert cette force, cette armée de prêtres militants ? Au service de quelle politique cette puissance est-elle utilisée ?

Les catholiques traditionnalistes n’attaquent jamais la Compagnie de Jésus : c’est un ordre sacré de l’Église ! Au mieux, ils condamnent son orientation moderniste d’après Vatican II, mais ils refusent de voir la politique mondialiste et totalitaire menée par celle-ci depuis sa création.
Depuis sa fondation, la Compagnie de Jésus cherche à établir un ordre mondial spirituellement monothéiste : un dieu unique avec une loi unique pour un monde unique, dans lequel les jésuites forment l’élite pensante. Au XVIe siècle, ils militaient pour un ordre mondial catholique sous la direction du Vatican, aujourd’hui, ils militent pour un ordre mondial œcuméniste rassemblant toutes les religions sur la base d’une nouvelle doxa « marxiste-libérale », dans laquelle tous les matérialistes peuvent se reconnaître. Mais dans les deux cas : une même volonté d’établir une théocratie mondiale.
La résistance antimondialiste aura donc toujours un problème avec les catholiques dogmatiques qui ne peuvent remettre en question aucune émanation du Vatican : ils reconnaissent comme sacré un Ordre, et une Église en général, qui sont à compter parmi les agents actifs du mondialisme et de l’uniformisation des esprits.
Il est donc naturel que ces catholiques deviennent des éléments de division au sein de la résistance, restant soumis à une autorité mondialiste dont ils se font les relais.