Le blog anglophone The Harmony of Týr Mórríghan, qui nous avait interviewé une première fois en décembre 2015, a tenu à faire un nouvel entretien avec notre groupe durant le mois de juillet 2017.

Pour lire notre nouvel entretien sur le blog de Týr Mórríghan : https://theharmonyoftyrmorrighan.blogspot.fr/2017/07/civil-public-discourse-interview-on.html

Vous trouverez ci-dessous une traduction de l’interview :

 

Entretien sur la société avec Les Brigandes

 

TÝR MÓRRÍGHAN : Nous étions pour la dernière fois en contact il y a presque deux ans. Depuis, beaucoup de choses se sont révélées dans ma vie et dans le monde et, d’après ce que j’ai lu sur votre blog et entendu dans vos chansons, beaucoup de choses se sont révélées pour les Brigandes aussi.

Lorsque j’ai publié mon premier entretien avec vous, les cultes abrahamiques et leur appareil financier et de sécurité ont piraté mon ancien blog sur un autre site, ainsi que mes pages sur les réseaux sociaux – nous étions en décembre 2015. Pour moi, cela indique que les informations et les idées que vous produisez sont perçues comme une menace sérieuse à la viabilité des cultes abrahamiques et de leur appareil financier et de sécurité, ainsi qu’à leur aptitude à opérer librement.

Il y a quelque chose entre nous, entre Les Brigandes et moi-même, que je dois corriger. J’ai présumé à tort que les Brigandes sont de confession catholique orthodoxe, en cela qu’elles s’opposent fortement à Vatican II et à d’autres aspects proches liés au catholicisme et à sa propension au communisme. Lorsque les Brigandes m’ont envoyé leur dernier morceau-vidéo « Soldat de l’OTAN » (Soldier of NATO), je leur ai répondu que, depuis notre dernier échange, j’avais suivi le christianisme jusqu’à sa conclusion et que je m’en étais retourné avec raison aux Anciens, les Ancêtres de Blood and Bone, à la Nature et à la Magie ; nos Dieux et Déesses de l’Europe païenne préchrétienne, en tous points indifférents des religions armées socio-politiques des cultes abrahamiques et leur appareil financier et de sécurité, propagées par les envahisseurs sauvages des terres obscures. On m’a corrigé rapidement et avec une grande courtoisie en m’expliquant que les Brigandes ne sont pas catholiques. S’il vous plaît, laissez-moi m’expliquer : lorsque les Brigandes font référence au « Christ » dans leur spiritualité, elles inversent avant tout le détournement des représentations linguistiques européennes païennes commis par les cultes abrahamiques envahisseurs. J’aborderai plus tard la « religion » des Brigandes, mais j’aimerais voir à l’avenir le retour d’une forme pure des représentations linguistiques européennes païennes, non seulement pour éviter toute confusion future mais aussi pour reconnaître que notre spiritualité européenne, antérieure à la culture des envahisseurs du culte abrahamique, revit et ne peut pas être stoppée. En tant que force des plus puissantes, la Nature corrige toujours les erreurs ; l’Histoire nous l’a montré.

Chers lecteurs, tout comme pour le premier entretien, nous conservons les réponses des Brigandes en français. En français, parce que c’est l’une des plus belles langues et que cette langue représente la Tradition et la Culture non seulement de la France et des Français, mais aussi de l’Europe d’une manière très poétique. Si vous ne comprenez pas le français, ne vous fiez pas aux moteurs de traduction en ligne, car vous obtiendriez alors une réponse très différente du sens originel.

 

QUESTION # 1

Donnez un bref aperçu des avancées, des erreurs et des expériences les plus marquantes de la société au cours des deux années écoulées, telles que perçues par les Brigandes, ainsi qu’un bref aperçu des avancées, erreurs et expériences les plus marquantes des Brigandes elles-mêmes.

 

Réponse :

La société moderne ne fait qu’avancer vers son but : la technocratisation globale qui transforme peu à peu l’Homme en robot-consommateur, produit manufacturé de l’oligarchie qui le dirige. On pourrait parler d’un « souffle inattendu », d’apparence antimondialiste, qui s’est fait entrevoir ces deux dernières années : le Brexit, l’élection de Trump, la politique anti-immigrationniste de la Hongrie, etc. Mais il faut aller au fond des problèmes : cela freine-t-il la progression de la technocratie sur laquelle repose le mondialisme, le consumérisme, le nivellement des peuples et leur abrutissement ? Non. Cela préserve-t-il du smartphone, d’Internet et des étendues de béton ? Non. La Corée du Nord est encore un pays où Internet est inaccessible, mais cette machine totalitaire old school finira par s’effondrer avec le temps, sous les pressions extérieures et intérieures qu’elle subit. Sinon, de la Russie aux USA en passant par les pays musulmans, tout le monde est « branché ». La civilisation globale s’installe progressivement par la technique, indépendamment des oppositions politiques et idéologiques entre les nations. Se pencher sur les détails de l’événementiel de ces deux dernières années n’aurait pas d’intérêt car nous y perdrions notre vue d’ensemble. On pourrait aussi s’étendre sur la crise migratoire accélérée que connaît l’Europe depuis 2015, mais cela aussi n’est qu’une étape dans le processus de robotisation de la société moderne : on crée en Occident une classe de déracinés sous-cultivés qui, malgré sa frange extrémiste archaïque (islamisme), est beaucoup plus encline à consommer et à désirer la technocratisation chez nous qu’en Éthiopie, en Lybie ou on ne sait où ! De plus, cette immigration qui suit celle des dernières décennies sert à vacciner les jeunes générations occidentales, qui auront appris à grandir dans un monde multiculturel sans racines et dont le seul liant est la technologie.

 

QUESTION # 2

Plusieurs autres vétérans des forces d’élite aéroportées (parachutistes), outre moi-même, s’intéressent vivement à vos productions, à votre pensée, à vos informations et aux conclusions que vous tirez. Beaucoup comprennent mal l’idée du Guerrier-Esprit : Sagesse, Connaissance, Vérité, Justice, Victoire ! Cette tuerie perpétrée par les mercenaires des cultes abrahamiques dans la guerre perpétuelle pour le profit n’est pas du fait du Guerrier-Esprit, car le Vrai Guerrier ne voit dans la violence qu’un ultime recours, qui doit être justifié moralement et éthiquement par l’auto-défense ou la réparation d’un délit.

Votre nouveau morceau-vidéo, « Soldat de l’OTAN » (Soldier of NATO), rejoint largement les thèmes sur lesquels j’ai écrit, et pour lesquels j’ai été ostracisé et attaqué par les Masses sans visage, le Soldat ordinaire, les Patriotes et les cultes abrahamiques et leur appareil financier et de sécurité ici en Amérique.

L’être humain, machine à tuer automatique. L’OTAN se pose comme une Entité État-Nation souveraine, la fausse bravade des troupes de l’OTAN qui s’appuient sur un avantage technologique énorme, et à qui les vrais ennemis désignent les « ennemis ». Toutes ces choses et davantage. Pourquoi votre chanson ? Pourquoi maintenant ?

 

Réponse :

Pourquoi avoir sorti « Soldat de l’OTAN » maintenant ? Le contexte s’y prêtait. Contexte international d’une part : tension sans cesse montante avec la Syrie et la Russie. Contexte national français d’autre part : le Président élu a dit vouloir rétablir un service militaire (on se demande pourquoi) et joue maintenant au matador en prétendant qu’il pourrait écraser la Syrie sans l’aide des États-Unis. Les soldats de l’OTAN ne sont que la chair à canon de l’oligarchie mondialiste, qui voudrait éliminer les nations qui lui résistent encore. Comme le titre de la chanson l’évoque, ce clip s’adresse surtout à ces soldats des pays de l’OTAN : « Soldat va pas te bagarrer, contre des gens qui t’ont rien fait. (…) Pour Oncle Sam va pas crever, c’est la honte si tu es Français. Pour Oncle Sam et pour son or, tu ne mérites que le déshonneur. »

 

QUESTION # 3

Je ne suis pas d’accord avec votre vision du christianisme et des Européens ; toutefois, vous ne me l’imposez pas et les termes dans lesquels vous exprimez cette vision reflètent une perspective unique et un aspect de la personne que vous êtes, et je respecte cela. Je sais très bien que votre « religion » est trop complexe pour pouvoir être comprise par ceux qui sont pris par les religions armées socio-politiques. Donc, dans l’esprit du discours public et pour éclairer le public, quelle est la spiritualité des Brigandes ?

 

Réponse sélectionnée par l’interviewer : notre texte intitulé « Le clan des Brigandes : quelle « religion » ? »


Il est nécessaire d’éclaircir notre position philosophique et religieuse sans vouloir l’imposer à quiconque, ni prétendre détenir la vérité.

Nous pensons que la démarche intérieure d’une personne ne regarde qu’elle-même car les apparences religieuses extérieures ne peuvent déterminer l’avancée spirituelle d’un être.
Dans ces temps de confusion, nous préférons nous présenter comme des chercheurs de vérité, sachant que la Vérité est un chemin vers l’inconnu qui exige de se délester des croyances imposées par des autorités qui sont comme des aveugles guidant les aveugles. Croire n’est pas la foi.
En dépit de l’avertissement évangélique : « Satan vient comme un ange de lumière », d’innombrables êtres sont éblouis par les artifices du Nouvel Âge, alors que d’autres tentent de retrouver la pureté de leur religion, si cela est encore possible.
Dans une communauté comme le clan des Brigandes, nul n’est contraint de croire ce qui ne vient pas du cœur et de la raison. Nous ouvrons des perspectives pour tenter de nous relier à ce qui peut s’approcher de la Vérité, en explorant diverses doctrines, parmi celles qui semblent les plus sérieuses.
On ne peut pas tout connaître mais l’avantage d’un groupe c’est de partager l’expérience de ceux qui sont sur la même fréquence, étant rassemblés par une affinité plus forte que les croyances.

Né(e)s dans la deuxième moitié du XXe siècle, dans la France laïque, plus ou moins catholique post Vatican II, ayant étudié la philosophie classique, les traditions germaniques, la sagesse de l’Inde et de l’Orient, la Théosophie, l’Anthroposophie, l’ésotérisme des traditions mystiques judéo-chrétiennes, exploré l’impasse du Nouvel-Âge et des philosophies modernes, ayant survécu à l’athéisme, au matérialisme de la culture de masse américaine et à l’idéologie de 1968, nous sommes malgré tout cela toujours en quête de l’Absolu.
En tant qu’êtres humains pensants, nous sommes des chercheurs de vérité, comme nous l’affirmions dans notre « Note sur la Gnose ».
Nous nous inscrivons dans la grande Tradition indo-européenne qui s’est manifestée à travers différentes écoles philosophiques, mystiques et religieuses. La base de notre démarche intérieure est donc la recherche du Vrai, du Beau et du Bien telle qu’elle fut transmise par le divin Platon.
Loin de nous affirmer « païen-libre-penseur » et de nier la réalité du Christianisme, nous voyons ce dernier comme le couronnement des enseignements de sagesse donnés à l’humanité.

Dans la philosophie antique, l’homme élevait son Esprit par l’observation des forces de la nature. En tant qu’Occidentaux, nous sommes les héritiers des écoles pythagoriciennes et platoniciennes qui ont été les phares lumineux des sciences et des arts. Pour les Anciens, il était impensable d’observer la nature d’un point de vue matérialiste. Toute forme de vie était la manifestation d’une volonté divine. Suivant ce principe et en tant que créature, nous sommes le premier sujet que l’on doit comprendre pour s’orienter dans la vie. Ainsi, la base de toute philosophie véritable était exprimée à Delphes, sur le fronton du temple d’Apollon : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux. »
Une authentique religion a pour objet de révéler la nature du monde, des puissances divines et de Dieu, et de ramener l’homme mortel dans le cosmos éternel. Mais encore faut-il reconnaître notre égarement causé par la chute originelle. Celui qui ne « s’avoue pas pécheur » ne sait encore rien sur lui-même.

Le Christianisme essentiel qui annonce avec force « Mon Royaume n’est pas de ce monde » est, comme nous l’avons dit, le couronnement des anciennes sagesses. Il aurait dû exister, comme le désirait l’Empereur romain Julien, en harmonie avec les autres traditions religieuses d’Europe – et en aucun cas les combattre comme le fit une Église dogmatique et intolérante.
Le Christianisme des débuts s’est d’abord développé à la manière antique dans de petites communautés, tels les premiers chrétiens qui n’étaient pas des révolutionnaires mais étaient encore reliés à la Tradition grecque. Parmi eux, beaucoup refusèrent de considérer comme sacré l’Ancien Testament des Juifs, le message du Christ étant bien plus proche des anciennes traditions européennes que de la loi mosaïque. Le courant de la révélation chrétienne se scinda ensuite en deux groupes : les orthodoxies d’une part et les gnostiques qui culminèrent dans l’Ordre des Manichéens. Les gnostiques chrétiens furent supplantés, non sans violence, à cause de leurs doctrines secrètes réservées à des initiés. Une religion de masse se fonde sur des dogmes inévitablement simplificateurs.
Le Christianisme était universel dans le sens où il n’était pas destiné à une race, une nation ou une tribu particulière. Comme il est dit dans les Évangiles, le Christianisme est une affaire de conversion. Se convertir n’est pas un rite, c’est passer d’un état de vie à un autre, c’est sortir de l’ancienne loi mosaïque du « œil pour œil, dent pour dent », pour entrer dans la grâce de l’Amour.
C’est un chemin de libération spirituelle comme l’entendaient les premiers gnostiques chrétiens, et qui a déclenché l’hostilité de ceux qui ne comprennent pas cet amour transcendant, car il dépasse celui de la famille, du sang et de la race. Le Christianisme véritable est toujours occupé à naître. C’est une voie difficile, étroite, dans laquelle on ne saurait faire l’impasse sur la connaissance de soi et une « reddition du moi ». Aucun rite ou sacrifice extérieur ne peuvent se substituer à l’exigence du renoncement et du sacrifice intérieur. C’est le chemin de la Croix.
Dans tous les cas, jamais l’Évangile n’a enjoint ses adeptes à persécuter qui que ce soit. Aussi, les crimes de l’Inquisition contre d’autres chrétiens (Manichéens, Cathares, alchimistes, hermétistes et mystiques) sont une tache répugnante sur la robe de l’Église catholique. Aujourd’hui, cette même Église qui persécuta durement les soi-disant hérétiques participe activement à l’islamisation de l’Europe. S’étant compromise avec le pouvoir temporel, elle cherche à conserver sa position de première religion mondiale en chapeautant la soupe œcuménique. (Loin de nous l’idée de heurter les catholiques sincères qui suivent la voie chrétienne à leur façon : c’est la hiérarchie catholique qui est ici visée).
Le Christ ne se résume pas à une révélation fixée dans le temps et l’histoire car il est l’axe de l’évolution des civilisations humaines.
Dans les questions subtiles de philosophie religieuse, la compassion qui n’est pas une tolérance molle est essentielle. On ne convertit pas à l’Amour par le glaive et le bûcher ! Autant se lancer dans le djihad au nom du Christ !
L’idée de convertir par la force est une abomination opposée à l’action de l’Esprit Saint qui descend sur celui qui l’a cherché et mérité. En contemplant les horreurs de l’islamisme, on doit se souvenir qu’un certain christianisme fanatique fut l’initiateur de l’inquisition et de la torture contre les « mauvais croyants ». L’Occident devrait-il payer pour ses erreurs passées ?

Nous reconnaissons l’existence d’une Tradition primordiale qui se manifeste sous différentes formes selon les époques, les peuples et les civilisations.
Nous nous efforçons de pratiquer le commandement chrétien « Aime Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même » ; votre prochain étant celui qui partage votre vie et votre idéal, c’est celui qui est le plus proche.
Nous avons souvent dénoncé l’hypocrisie de l’idéal jésuito-maçonnique d’unité mondiale qui voudrait singer la véritable communion des âmes. Malheureusement, ce n’est pas par la force des gouvernements autoritaires ni par l’abrutissement général des masses que l’on parvient à l’unité spirituelle.
Cette supercherie est condamnée d’avance, comme cela a été prophétisé à travers les traditions eschatologiques.
Nous affirmons que nous sommes actuellement dans l’Âge Noir, le dernier des quatre âges (selon la Tradition antique) où les valeurs s’inversent.
Dans cette période obscure, nous vivons un temps d’obscurcissement de la conscience qui s’observe par le développement d’un matérialisme étouffant.
La destruction de la nature, l’avilissement des mœurs, l’insensibilité croissante de l’humanité par rapport à la Vie sont des signes du temps que le Christianisme nomme « apocalyptique ». Il y a une force de dissolution à l’œuvre que rien ne peut arrêter. En termes chrétiens, on parle du règne de l’Antéchrist, que certains orthodoxes de Russie annoncent comme un fait accompli sur la Terre.
Malgré cela, il faut vivre « sans craindre le jugement qui vient ». Alors, dans cet Âge Noir, nous nous efforçons de vivre selon la Tradition qui a fixé les principes d’une vie noble, en conformité avec les lois universelles et la loi naturelle.
Nous recherchons la Vérité dans tous les domaines. Nous tentons d’atteindre la Beauté par les relations harmonieuses que nous tissons avec nos frères et les règnes vivants. Notre végétarisme en est une modeste illustration.
Cette recherche de Beauté et d’amour fraternel est à la base de notre démarche communautaire. La vie religieuse n’est pas un don inné, c’est un travail et un combat, un art de vivre, une discipline pour sortir de la voie de perdition qu’est l’individualisme. Ce dernier est l’obstacle à toute forme de vie spirituelle et donc à tout développement dépassant notre état d’animal égocentrique. Sortir de l’individualisme nécessite un immense effort.

Ayant grandi dans un monde en dissolution, nous nous sommes associés pour retrouver des valeurs communes. Comme « L’union fait la force », il en faudra beaucoup pour lutter contre la violence et la bêtise propres à la civilisation marchande qui veut nous réduire à l’état d’esclave et finalement de robot.
Si on peut encore parler de chevalerie de nos jours, c’est l’idéal auquel nous aspirons : courtoisie, largesse, loyauté, courage – ce qui n’est qu’une autre manière de formuler le Vrai, le Beau et le Bien.
La religion est inséparable du service pour Dieu et ses communautés vivant dans l’unité fraternelle.
De ce point de vue, nous nous reconnaissons dans ce que les Russes nomment le Katehon, la force de résistance à l’Antéchrist (le terme de Katehon est emprunté aux Épîtres de Paul). Nous savons que l’épreuve est là et que nous devons résister et tenir.
Nous pensons qu’il est nécessaire de concentrer les connaissances et de « cultiver » l’amour fraternel dans des foyers de vie, des « groupes de force », capables de résister à la grande vague de dissolution. C’est le message que nous voulons transmettre par l’exemple de notre vie en clan.

Nous traversons des temps difficiles où il est nécessaire de s’entre-aider plutôt que de s’opposer au plan idéologique.
Nous reconnaissons comme alliés les groupes en lutte contre le matérialisme et qui désirent restaurer la vie de l’Esprit.
Ceux qui ont le loisir de pratiquer les querelles de chapelles ne sont pas des gens sérieux. Ils n’ont pas compris la nature du monde dans lequel ils vivent, ni pris conscience de la valeur du temps qui nous est imparti. On ne peut se perdre en vains combats quand la maison brûle.
Par notre organisation en clan, nous participons à un mouvement de concentration des forces et des efforts qui est un principe fondamental de la guerre. Les lois de la guerre devraient être réétudiées par les résistants à l’Ordre mondial car elles exposent en une dizaine de points tout ce qu’il faut faire pour contrer l’ennemi et le vaincre. Ces lois peuvent être comprises spirituellement.

S’il n’est pas aisé de résumer notre vision religieuse, on peut le tenter en quelques mots : Connaissance, Amour fraternel et Service à Dieu et à l’humanité. Autrement dit : l’éternelle quête pour le Vrai, le Beau et le Bien.

 

QUESTION # 4

Comme vous le savez, lorsque j’ai échappé aux cultes abrahamiques, j’ai changé mon nom de naissance et me suis rebaptisé Týr Mórríghan pour refléter plus précisément la personne que je suis par rapport à l’héritage, à la culture et à la spiritualité de l’Europe païenne préchrétienne des Anciens, des Ancêtres de Blood and Bone. Ceci, ainsi que le piratage dont j’ai été victime après notre premier entretien, s’est accompagné d’une machination orchestrée « antinazi » visant à la diffamation contre ma personne, avec la publication de photos de nazis sur mes sites sans que je puisse supprimer ces photos. Je sais que les Brigandes ont fait l’objet de la même campagne visant à en faire des nazis et qu’on a voulu officiellement les faire passer pour une secte. Comment se fait-il que tous les autres peuples puissent retrouver le Sentier de leurs Ancêtres, le Sentier de la Vie dans la Nature, et non hors de la Nature, à l’exception des Européens et, dans votre cas, des Français ?

 

Réponse :

Premièrement, nous ne pensons pas que les autres peuples peuvent « retrouver le Sentier de leurs ancêtres et de la Nature ». Comme nous l’avons expliqué plus haut, ils sont tous devant la télévision et leur smartphone, ils épousent avec joie la civilisation globale du matérialisme technocratique. Les peuples non occidentaux sont simplement moins avancés que nous dans ce « progrès », mais ils suivent le même chemin. L’Occident s’est lancé comme une locomotive vers la civilisation du matérialisme, et les autres pays, par compétition et intérêt, s’y sont arrimés comme des wagons. Les pays qui sont encore les plus « traditionnels » sont les derniers wagons du train, mais ils vont dans la même direction que les autres.

Deuxièmement, il est vrai que les Européens sont les seuls à être autant attaqués, par leurs propres autorités, lorsqu’ils se veulent patriotes et identitaires. Mais cela est justement la conséquence de leur avancée dans le processus du mondialisme marchand et du déracinement que ce processus implique. En Occident plus que nulle part ailleurs, tout ce qui pourrait constituer une barrière au mondialisme doit être impitoyablement combattu. Les élites sont entièrement acquises au cosmopolitisme. De plus, ayant prit ce rôle de « locomotive du monde » (pour le meilleur comme pour le pire), l’Europe s’était installée dans une position de supériorité parfois arrogante par rapport aux autres pays. Il fallait donc, pour l’oligarchie mondiale, écraser moralement les peuples européens, tuer tout sentiment identitaire par la culpabilisation et la honte de soi, afin de niveler l’Europe avec le reste du monde et de continuer à la rendre acceptable pour les autres continents.

 

QUESTION # 5

L’État-Nation est un échec. C’est un concept qui a échoué dès sa création car dans toutes ses manifestations, il nécessite une consolidation continue des ressources humaines, des ressources naturelles et du pouvoir (l’appareil financier et de sécurité), toutes ces ressources étant presque épuisées. C’est à cause de ce paradigme qui gagne en intensité pratiquement tous les jours que je conseille, à ceux qui demandent et dans mes écrits, en particulier aux païens, de se libérer du système autant que possible, car participer aux élections et suivre les messies politiques n’est qu’inutile, et il se prépare une catastrophe mondiale dont personne ne parle. Le système technologique et financier est en passe de s’effondrer et la Nature va rectifier ce que les cultes abrahamiques et l’appareil financier et de sécurité lui ont fait. Comment évaluez-vous cela, et s’il s’agit de la tempête à venir (et non pas de l’apocalypse de la fin des temps), partagez-vous mon avis, à savoir que, parmi tous les autres, ce sont les païens rattachés à leur terre et à leur esprit qui survivront ?

 

Réponse :

Si nous avons abandonné tout espoir messianique électoral, nous avons aussi abandonné tout espoir en un effondrement salutaire du système. S’il vient, tant mieux. Mais, en attendant, nous nous organisons en clan pour recréer un ordre social conforme à nos valeurs et à notre spiritualité. Est-ce que les « païens rattachés à leur terre » survivraient plus que les autres en cas d’effondrement du système ? Peut-être. En ce qui nous concerne, nous sommes davantage dans la perspective de nous « rattacher au Ciel » : ceux qui désirent aimer Dieu abhorrent la civilisation démoniaque dans laquelle nous vivons et s’organisent en communauté fraternelle par souci de préserver les âmes de l’enfer technocratique ; ceux-là seront probablement aidés par les intelligences célestes qui ne peuvent que soutenir les êtres qui se battent au nom de l’Esprit. On pourrait se demander pourquoi ces intelligences divines n’influent pas sur le cours terrestre des choses ? Mais ce serait se méprendre sur la nature de l’Âge Noir dans lequel nous évoluons, selon l’enseignement de toutes les anciennes traditions indo-européennes (grecque, germanique, hindoue, etc.) et qui correspond à la dimension de matière et de conscience dans laquelle nous nous trouvons. Dans l’Âge Noir, tout sombre progressivement dans le matérialisme afin que les âmes nobles se distinguent du reste de l’humanité. C’est une mise à l’épreuve. Nous pouvons être aidés si nous luttons au nom de l’Esprit et des Dieux qui en sont la source, mais il ne faut pas attendre qu’on vienne changer notre environnement et notre mode de vie à notre place !

 

QUESTION # 6

Chaque fois que je me dis que j’ai déjà vu tout ce qui peut être dit ou chanté par les Brigandes, alors vient la surprise suivante. Arrivera-t-il un jour où vous vous éloignerez des maux de la société et de la politique en vous concentrant davantage sur les thèmes liés à l’héritage, à la culture et à la spiritualité ? Je demande cela pour plusieurs raisons, mais aussi les vidéos tournées dans une cuisine me rappellent mon amour pour la cuisine du terroir français, une cuisine profondément ancrée dans la philosophie et la spiritualité ! Pouvez-vous parler de la philosophie et de la spiritualité liées à votre cuisine (choix des ingrédients, processus de préparation culinaire, présentation des plats et qualité du partage des repas) ?

 

Réponse :

Nous ne faisons pas que dénoncer, nous mettons parfois en relief des thèmes culturels et spirituels qui nous sont chers : « Un jour mourir en France », « Le retour des Héros », « Jeanne », « Chevaucher le Dragon », « Rondeau de France », etc.

Pour parler « cuisine » : a priori, la nourriture n’a pas grand-chose à voir avec la spiritualité. Ou du moins, elle n’en est qu’une lointaine conséquence. La spiritualité détermine avant tout la conscience, les relations sociales, les vertus du don de soi, la force et le courage, etc. Ensuite, elle détermine les détails du mode de vie. En ce qui nous concerne, nos conceptions spirituelles se reflètent dans la cuisine par un choix très simple : nous sommes végétariens. Nous pensons avec les grands philosophes de l’Antiquité que le sang animal alourdit la conscience spirituelle portée par le sang humain. Le Grec Porphyre affirmait qu’on ne pouvait même pas prétendre être philosophe si on n’était pas végétarien, ce qui était admis par les Pythagoriciens et les Néo-platoniciens, et le philosophe gréco-romain Plutarque démontrait que manger de la viande était contre-nature pour l’homme. Le monothéisme chrétien a étouffé cette conscience antique, qui a néanmoins refait surface à plusieurs moments de l’histoire européenne : par exemple, avec les Cathares au Moyen-Âge, ou d’une autre manière à partir de la Renaissance avec des figures telles que Léonard de Vinci, Frédéric Nietzsche, Alphonse de Lamartine ou encore Richard Wagner, qui étaient tous végétariens. Nietzsche disait : « Le peu de végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les philosophes modernes, et tant qu’ils n’auront pas le courage de chercher un mode de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront aucun fruit. » Bref, le végétarisme est une des composantes de l’identité européenne non-chrétienne, et plus généralement de la grande civilisation indo-européenne, dont les Hindous sont encore parmi les meilleurs héritiers (on remarquera justement que le végétarisme occupe une place importante dans l’hindouisme). Ces considérations philosophiques mêlées à notre rejet de l’élevage et de l’abattage industriels immondes (sans parler de la barbarie du hallal) nous ont donc conduits à refuser la consommation de viande animale. D’où notre chanson Animal issue de notre dernier album, J’Élucubre à Sion, qui nous a valu une lettre d’encouragement de Brigitte Bardot !

Puisque notre cuisine a l’air de vous intéresser, sachez que nous cultivons deux terrains qui nous permettent de manger de temps en temps des légumes du jardin. Pour ce qui est de la tâche en elle-même, elle est comme toutes les autres tâches quotidiennes une occasion de servir sa communauté d’âmes, de l’embellir et de la renforcer. Notre voie est une voie d’action et nous disons souvent : « nos actes sont nos prières ». Une communauté basée sur l’amour fraternel entre des personnes qui recherchent l’Intelligence et la Force ne peut pas s’en tenir à des principes abstraits. L’amour fraternel passe par des actes, et chaque action quotidienne au sein de notre communauté est un moyen de le manifester.

 

CONCLUSION : Parlez librement de tout sujet que vous souhaitez présenter

Réponse :

Nous nous sommes déjà bien étendus pour un entretien via Internet ! Nous dirons simplement que la production musicale continue, comme vous pouvez le voir sur notre chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UCQsPTAuUF2EMe8y7gnNtQWA) ou avec la sortie de notre dernier album J’élucubre à Sion (https://lesbrigandes.com/albums/).

Nous avons aussi publié notre Manifeste des Clans du futur (https://lesbrigandes.com/livres/), qui présente les mobiles et les moyens de notre regroupement en clan communautaire. Pour rester informé de nos dernières publications et productions, il suffit de s’inscrire à la lettre d’information de notre blog (http://le-clan-des-brigandes.fr/) !

Merci à vous pour votre diffusion.