MISE AU POINT DU GROUPE DES BRIGANDES

 
Après des élections présidentielles qui ont vampirisé les esprits pendant six mois, et avec le résultat funeste qui s’en est suivi, nous voulons préciser notre position en constatant avec tristesse que la France est bafouée de manière insupportable. Et ce sera pire la prochaine fois !

Nous sommes hostiles à l’électoralisme, ce jeu pervers pour nous tenir dans l’espérance d’un changement. Et cela dure depuis deux siècles. Ceux qui se plient à la farce électorale ne font que l’entretenir, aussi sincères soient-ils.

Nous saluons le geste de Marion Maréchal-Le Pen qui s’est retirée d’une partie piégée où les dés sont pipés de manière irréversible. Nous aimerions que d’autres personnalités fassent preuve du même sens de l’honneur. Mais la comédie continue et on pourra s’amuser de ce spectacle encore longtemps plutôt que d’opérer une prise de conscience révolutionnaire (n’ayons pas peur des mots). Soutenir l’électoralisme, c’est faire obstacle à la dynamisation d’une conscience nationale renouvelée.

À moins de pouvoir compter sur une majorité de parlementaires qui, de toute façon, prendraient vite les mauvaises « habitudes républicaines », il faut être inconscient pour siéger côte à côte ou dialoguer avec nos ennemis tout en les regardant décider de l’heure de notre égorgement.

La dépense d’énergie perdue dans l’électoralisme est considérable. Depuis des décennies d’actions politiques vaines, sauf pour la gloriole personnelle de certains, cette perte énergétique empêche l’émergence de projets alternatifs concrets. Nous pensons à des « écoles vraiment libres », à des fermes, des initiatives sociales et culturelles, alors que la gauche totalitaire a le monopole de la culture (théâtre, cinéma, musique, etc.). À ce sujet, les Brigandes ont observé depuis leurs débuts que la Droite dite nationale n’a pas de modèle culturel moderne à proposer. Nous avons voulu y palier modestement en lançant un genre de chanson populaire, mais notre initiative n’a pas eu l’oreille des partis nationalistes eux-mêmes.

Par conséquent – chacun étant libre de ses choix – les Brigandes ne participeront plus à des manifestations, colloques, réunions, concerts, etc., en présence de personnes ayant des velléités électorales. Et nous allons expliquer pourquoi.

Notre protestation s’adresse aux responsables de partis ou aux candidats à des élections, qu’elles soient municipales, régionales, nationales ou européennes.

Nous ne comptons pas dans cette catégorie les membres de conseils municipaux qui n’ont pas d’ambition personnelle et qui peuvent avoir une influence au niveau local. Nous ne parlons pas non plus des rares militants régionalistes qui pourraient s’immiscer dans une structure officielle. Mais nous avons vérifié que la position de candidat ou d’élu contraint de fait à l’autocensure dans un contexte où la liberté de parole est restreinte.

Souvenons-nous des apostats de mouvements nationalistes – sans les citer – reconvertis au mondialisme après avoir rejoint les partis de la droite libérale, et qu’on croise dans le Thalys de Bruxelles. Des parasites et des traîtres ! Tous les élus sont des collabos, depuis l’assemblée nationale jusqu’au parlement de l’Europe ! Ils ne servent à rien tout en ramassant le salaire de leur blablabla.

(À l’assemblée, Gilbert Collard regrette les socialistes qui avaient l’art de la rhétorique ! Terrible aveu : on pouvait déblatérer entre nous !)

On pourra objecter que parler au nom d’un parti permet d’informer en bénéficiant d’une certaine médiatisation. Mais notre constat est que le discours des éventuels candidats ou des élus est accablant de conformisme, car selon les règles du jeu, ce discours doit épouser « le grand vent de l’Histoire » et nous le rendre acceptable. La soumission à la langue de bois rend le discours nul, tuant l’émotion que le cœur et l’intelligence éprouvent à l’écoute de la vérité.

Les Brigandes entendent exprimer leur dégoût du système et leur refus de s’associer avec des personnes, sans doute respectables, mais qui entendent y collaborer ou qui y collaborent par la force des choses.

Nous acceptons les conséquences de notre choix, à savoir être définitivement interdits sur les médias soumis au politiquement correct, et bannis des assemblées où un politicard supposé nationaliste vient se faire mousser comme certains ténors caractériels et égotiques le font depuis si longtemps.

On ne les entend pas protester contre les méfaits du progrès technologique : les vaccins abusifs, le linky de Big Brother, les éoliennes qui ravagent nos campagnes, le smartphone abrutissant, les ondes wifi antinaturelles, la radioactivité dont les normes sont déjà trop hautes, l’épouvantable traitement des animaux dans l’élevage industriel, etc. De plus, quel porte-parole du Front National a informé en clair que Daesh et les autres factions terroristes étaient des officines fabriquées par les services secrets, ce qui devrait être une évidence dans les milieux de la Droite nationale qui ne sont pas totalement intoxiqués par la télévision ? Là, on nous prend pour des imbéciles, à moins que les Le Pen, père et fille, soient ignorants des choses les plus graves ou qu’ils nous les dissimulent, électoralisme oblige.

Notre protestation est morale, et si on nous dit que la politique n’a que faire de la morale et de la vérité, alors, la politique se fera sans nous car nos chansons se suffisent à elles-mêmes.

Après avoir été excommuniées par les milieux catholiques tradis à cause de notre anti-jésuitisme et de notre organisation sociale en rupture avec la république jacobine (ce qui est quand même un comble), nous refusons de nous associer aux organisations qui font espérer dans le Grand Soir des élections.

Nous n’irons pas nous produire en tant que groupe des Brigandes lors de manifestations où des politiciens, des candidats à des élections et des responsables de partis expriment leurs convictions, ce qui est de fait une incitation à les suivre pour voter pour eux.

La comédie électorale est le plus grand obstacle à l’émergence d’une conscience antimondialiste radicale.

Si nous chantons « les politiciens ne servent à rien », c’est pour marquer notre conviction et notre intégrité sans brouiller notre image par des compromissions.

Peu importe si demain nous sommes interdits par tous les bords, tant qu’on peut encore distribuer des coups aux défenseurs du système et à ceux qui se compromettent dans la farce démocratique et républicaine.

Nous vous remercions pour votre attention.

Et maintenant, place à la chanson !

Plutôt que des discours, les Brigandes vous invitent : « Au parlement »

Les Brigandes – Au parlement