1 200 entrées à la Maison de la Chimie : une réussite identitaire où jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, étaient dans un équilibre numérique presque parfait.

L’Institut Iliade « pour la longue mémoire européenne » était pour nous quelque chose de mystérieux dont nous ne comprenions pas bien les visées. Créé sous l’inspiration de Dominique Venner (le Samouraï d’Occident), l’Institut se définit comme un centre d’enseignement pour éveiller la « conscience européenne ». Dans ce but, Iliade applique deux tactiques :

  • Premièrement, des cycles de formation sont proposés à des personnes recrutées parmi les éléments déjà actifs de la sphère politique et plus largement civique (cercle de réflexion, blog, association culturelle, etc.). À travers une série de week-ends où s’entremêlent des cours et des ateliers créatifs, l’Institut contribue à la formation progressive d’une élite « spirituelle » européenne. La qualité de l’organisation, des conférences, des créations artistiques, jusqu’à l’atmosphère d’ouverture et de coopération intelligente de ce colloque nous suffisent pour saluer haut et fort le travail de Philippe Conrad, président de l’Iliade, ainsi que de Jean-Yves Le Gallou et Bernard Lugan, co-fondateurs.

  • Deuxièmement, à côté de la formation continue d’une certaine élite, l’Institut Iliade organise des colloques qui sont des plateformes de rencontre et de réflexion d’un niveau élevé, ouvertes sur de très nombreux sujets. Si les milieux identitaires, ou dits d’extrême droite, revendiquent ardemment leur identité européenne, il est rare de voir des initiatives constructives, profondes et méthodiques pour redéfinir cette identité. Sans cette démarche fondamentale, aucune révolte culturelle européenne n’est possible.

Nous avons été agréablement surpris par la qualité des conférenciers et des propos échangés lors des tables rondes. L’Institut ne propose pas de raccourci politique ou de recette miracle pour sauver l’Europe. Durant cette journée oratoire, il n’y a eu ni plaintes ni victimisation du peuple européen écrasé par ses ennemis. Nous avons plutôt assisté à une responsabilisation et une exhortation positive à réfléchir sur nos valeurs fondamentales et la manière de les transmettre. Les conférences se sont succédées dans une intelligente complémentarité. Les interventions étaient chronométrées par une jolie jeune femme, ce qui ne nous a pas déplu, il faut bien le dire.

 

 

Parmi les interventions, nous soulignons celle du professeur et écrivain Jean-François Chemain, qui remarque que, même dans les milieux identitaires, les parents pousseront volontiers leurs enfants vers HEC, plutôt que de les inciter à embrasser les métiers de l’éducation. Ces derniers sont pourtant une des seules possibilités actives et positives du combat identitaire. Il conclut en nous rappelant notre responsabilité dans la situation politique actuelle, et notre pouvoir de réaction qui en découle.

Nous relevons également le discours des Antigones, groupe de jeunes femmes courageuses et dynamiques. Celles-ci mettent en lumière les contradictions du combat identitaire qui n’est trop souvent qu’une position intellectuelle décalée par rapport à notre mode de vie matérialiste dont nous sommes les apôtres. Après discussion avec ces jeunes femmes et mères, nous comprenons qu’elles recherchent une voie pratique et quotidienne pour redonner vie à la notion de foyer, aux relations entre hommes et femmes, et aux valeurs dont découle un mode de vie beau et intelligent, manifestation de l’esprit européen régénéré.

Les interventions d’Hadrien Vico, responsable scout, et de Philippe Christèle, chef d’entreprise, mettent en relief la notion de communauté chère au collectif des Brigandes. Que ce soit dans l’entreprise ou dans la formation de communautés de vie éphémères comme celles des scouts, la micro société est une école de vie et le moyen de transmission de valeurs le plus vivant et le plus efficace qui soit. La hiérarchie, le respect de soi et des autres, le sens du sacrifice pour le collectif ne sont pas des concepts que l’on apprend, mais des réalités auxquelles on est confronté dans un cadre relationnel précis. Nous avons été témoins d’une incitation virile à la création de communautés et d’entreprises pour reconquérir des « espaces » économiques et sociaux, ce qui fut une autre surprise résonnant avec la démarche clanique des Brigandes.

 

 

La journée s’achève sur la nécessité de faire revivre les musiques et les danses de nos pays, lesquelles sont les premiers facteurs d’éducation populaire. Nous avons été attentifs à la conférence du maître Jean-François Gautier, et le remercions pour les données fondamentales qu’il a transmises à propos de la valse, de la gigue et de la mazurka sur lesquelles nous allons travailler d’arrache-pied !

Surprise encore, la déclamation puissante du poème « La mort du loup » d’Alfred de Vigny par Thibaut Cassel, jeune élève de l’Institut, et auteur d’une anthologie de la poésie européenne.

Jean-Yves Le Gallou conclut le colloque pile à l’heure, une performance dans ce milieu « bavard ». Sa réflexion démarre avec une citation de Nietzsche sur le dernier homme, image prophétique de la médiocrité contemporaine. En quelques phrases, il nous projette dans l’avenir et avance que même si les Européens deviennent minoritaires sur leur propre territoire, un réveil de la conscience est toujours possible. Il nous exhorte à nous hisser, à aiguiser notre intelligence, à changer notre mentalité pour être prêts à recevoir les rayons du soleil qui brille éternellement sur les civilisations qui s’élèvent jusqu’à lui.

 

 

Le souhait de Jean-Yves Le Gallou a été exaucé cette année : l’Iliade offre en effet des passerelles entre les différentes tendances du milieu identitaire, et apparaît comme une institution brillante et puissante. Pour preuve, nous y avons croisé de nombreuses têtes connues, telles que Gabriele Adinolfi (mouvement des Lansquenets, think-tank Eurhope, Institut Polaris à Rome), Roland Hélie (président de Synthèse Nationale), Thierry Bouzard (écrivain spécialiste de la musique identitaire), Daria Douguine (journaliste, fille du philosophe russe Alexandre Douguine), jusqu’à Daoud Boughezala (rédacteur en chef du journal Causeur).

Le combat pour la civilisation continue. Qu’Athéna, la déesse aux yeux pers, inspire et protège l’Institut Iliade.

Pour la délivrance et la victoire !

Maxime Billaud et Antoine Duvivier pour le clan des Brigandes.